trading manual
 

La fête des ancêtres défunts : Obon

Coutumes et vie courante, Fêtes et festivals No Comments »
Festivals en août

Festivals en août

Du 7 au 16 août se tient une fête très importante au Japon, la fête des ancêtres défunts : Obon.
A cette occasion, les ancêtres quittent leur monde pour rejoindre celui des hommes.

Dans le shintoïsme, la croyance très ancienne veut que les âmes des défunts se rassemblent au sommet des montagnes pour devenir des kami (dieu). Ils redescendent ensuite sur terre pour occuper leur fonction (dieu des récoltes, d’une rivière, d’une montagne, etc…), présents dans la communauté même s’ils occupent un autre plan astral. Il n’est dès lors pas étonnant que dans la croyance des hommes, ils voyagent entre les deux mondes.

Durant l’année, on honorait la mémoire des ancêtres à 4 reprises : au nouvel an, à l’équinoxe de printemps, à la mi-août, à l’équinoxe d’automne.

Lorsque le bouddhisme fit son apparition la Cour et la noblesse japonaise commencèrent à pratiquer ses rites. Au milieu du 7ème siècle, on observa les pratiques de la Cour de Chine dans le culte des ancêtres dont l’origine était bien différente.

Read the rest of this entry »

Mots-clefs :, , ,

Nagashi-bina : la mise à l’eau des poupées

Coutumes et vie courante, Fêtes et festivals No Comments »
Festivals de mars

Festivals en mars

En attendant la seconde partie sur le kyudo qui me prend un peu de temps de rédaction, je vous livre un petit festival de source taoïste et originaire de Chine qui était célébré à la Cour Impériale d’Heian chaque 3 mars : la mise à l’eau des poupées.

Il faut savoir que les poupées sont réputées pour avoir la capacité magique d’appeler à elle les influences néfastes. Naturellement donc, les aristocrates de la Cour plaçaient à côté de leur lit en début d’année une poupée vêtue de splendides vêtements qu’ils appelaient « enfant céleste », chaque jour ils la touchaient pour qu’elle retienne les mauvaises « ondes », leurs maux, leurs maladies en devenir.

Après une année, il fallait se débarrasser de cette poupée chargée de toutes ces choses négatives. Un cérémonial fut donc inauguré afin de procéder à cet abandon. Vêtus de leurs habits de cérémonie, les nobles se rendaient, le plus souvent en couple, dans un sanctuaire situé en bordure d’une source d’eau, rivière ou ruisselet et après s’être purifié les mains dans la source d’eau, ils mettaient à l’eau un petit radeau dans lequel avait pris place la poupée. Sous l’oeil attentif des prêtres shinto, le radeau était poussé et abandonné au courant afin que disparaissent les mauvaises influences.
Ce cérémonial se propagera dans toutes les couches de la population où chacun selon ses revenus, fabriquera sa poupée en bois ou en paille, l’habillant des plus beaux vêtement que lui permet sa condition. L’abandon prendra des formes diverses, plus seulement dans un cours d’eau mais à la mer également, aux carrefours d’axes de circulation pour que les voyageurs passant par là emportent les maux au loin du village, de la province, près des sanctuaires shinto car les divinités shintoïses sont réputées pour n’aimer que la pureté, elle se chargeraient donc sans doute de purifier les poupées.

De nos jours, ce rituel est encore célébré à Kyoto au sanctuaire Shimogamo-jinja dédié à la divinité Tamayori Hime aux confluents de rivières Kamo et Takano. Un petit ruisselet coule dans son enceinte et attend chaque année le couple du quartier habillés en vêtements traditionnels du Xème siècle qui va perpétuer cet usage.

M.

Mots-clefs :, , ,

Le festival de kabuki

Coutumes et vie courante, Fêtes et festivals No Comments »

Du 1er au 25 décembre, se déroule à Kyoto ce festival qui rend hommage au théâtre kabuki.

acteur_kabuki
Maquillage d’un acteur

Au 17ème siècle, les artistes itinérants louaient leurs services aux nombreux théâtre de kabuki présents à Kyôto. Leurs noms étaient inscrits sur des planches de bois et affichés sur la façade des théâtres. Les différents établissements se faisaient donc concurrence dans une chasse à la célébrité. Les noms des plus prestigieux acteurs engagés étant placés tout en haut et dévoilés au dernier moment aux citoyens, les moins connus étant au bas de la façade.

C’est ce rituel que célèbre le théâtre Minami-Za, toujours actif depuis l’époque des Shogoun Tokugawa (17ème siècle). Un échafaudage est placé sur la façade du théâtre et des ouvriers se balancent des planches aux mesures précises, couvertes des noms des acteurs de la saison de kabuki qui va débuter. Les planches sont fixées sur la façade du théâtre. Lorsqu’ils ont fini, le directeur jette du sel pour purifier l’entrée du théâtre : la saison de kabuki peut commencer ! Le public est nombreux à assister à cet évènement et les premiers jours on compte dans les spectateurs, les geisha de Kyoto.

Read the rest of this entry »

Mots-clefs :, , , , , , ,

Shichi-go-san Maïri – Pèlerinage des enfants 3-5-7 ans

Coutumes et vie courante, Fêtes et festivals No Comments »
Shichi-go-san maïri

Tortue et grue, des symbôles de longévité

Le 15 novembre a lieu une cérémonie dans les temples du Japon où l’on marque le passage de la 3ème, 5ème et 7ème année pour les enfants.

Autrefois au Japon, les étapes de la vie étaient marquées à la fois par des cérémonies et des changements vestimentaires. Les âges 3-5-7 étaient des passages « critiques » où des maladies comme la variole ou la rougeole pouvaient les emporter ou les défigurer. Pour conjurer le sort, les parents se rendaient à ces âges « critiques » dans les temples shinto avec leur progéniture pour prier les kami et conjurer le sort car les croyances étaient telles que l’on pensait que les garçons tombaient plus malades aux âges de 3 et 7 ans et les filles à l’âge de 5 ans.

Read the rest of this entry »

Mots-clefs :, , , , , ,
NI SHIMAI designed by Dimitry A and Solar power plants